Présenté par Téléfilm Canada et soutenu par la SARTEC et l’Inis, ce programme permettra aux créateur·trice·s issu·e·s de groupes racisés (personnes noires et de couleur), aux personnes autochtones, aux membres de la communauté 2SLGBTQIA+ ainsi qu’aux personnes en situation de handicap de se perfectionner à l’art du pitch. Le jury, composé du scénariste et conseiller en scénarisation Eduardo Morataya-Guevara et de la comédienne Marie-Evelyne Lessard.
La date limite pour soumettre votre candidature est le vendredi 30 janvier 2026. Vous devez avoir un projet de cinéma à présenter, répondre aux critères d’admissibilité et être disponible aux dates clés de l’accompagnement qui se tiendra à Montréal :
Le pitch final aura lieu le mardi 3 mars au studio de l'INIS, devant une dizaine sociétés de production à la recherche de nouveaux projets
Nous tenons à remercier nos précieux partenaires : Téléfilm Canada, la SARTEC et l'Inis.
Veuillez contacter Nora Hassouna, responsable aux adhésions et à la programmation : nhassouna@academie.ca

Appel à candidatures : du 12 janvier au 30 janvier à 23 h 59
Annonce de la cohorte : 18 février
Première formation au pitch, une clinique juridique présenté par la SARTEC et une discussion avec la réalisatrice Nadia Louis-Desmarchais sur le parcours de la création à la production de son dernier documentaire Recomposée : 24 février
Deuxième formation au pitch et un atelier de design visuel avec La Piscine : 27 février
Troisième formation en matinée et pitch final devant les sociétés de productions en après-midi : 3 mars
Ce programme est rendu possible grâce à Téléfilm Canada et à la SARTEC.
Mara Joly grandit dans un parcours d’unschooling entre le Québec, la France, le Sénégal et le Gabon. Cette trajectoire atypique nourrit une pensée indépendante, un sens affirmé du leadership et façonne une démarche artistique singulière. Formé·e à l’Option Théâtre du Collège Lionel-Groulx pendant quatre ans, Mara évolue dans les milieux théâtral et télévisuel québécois depuis 2010.
Auteur·trice, scénariste, réalisateur·trice et producteur·trice, Mara Joly se consacre à une narration audacieuse et sensible. Son travail explore les tabous, les failles humaines, l’empathie et une poésie viscérale. On lui doit notamment les séries La Maison des Folles (saisons 1 et 2 — Unis.tv, Télé-Québec), récompensée à Canneseries et aux prix Gémeaux, ainsi que Après le Déluge (saisons 1 et 2 — Noovo, Crave), première série de fiction afrocentrique en français à la télévision québécoise, saluée par la critique.
Son court métrage autoproduit Pour vrai est utilisé en formation professionnelle sur les violences conjugales et sexuelles. Également actif·ve en littérature, Mara Joly publie une nouvelle aux Éditions de La Bagnole et poursuit actuellement l’écriture d’un premier roman en plus de préparer un premier long métrage à Toronto.
Nadia Louis-Desmarchais est une réalisatrice afro-féministe primée, dont le travail intime et politique donne voix aux récits marginalisés. Elle a signé plusieurs courts-métrages de fiction et documentaires remarqués. Réalisatrice de la série web Les Météorites, récompensée par un prix Gémeaux pour la production s’étant le plus illustrée à l’étranger, elle vient tout juste de réaliser son premier long-métrage documentaire, Recomposée, sélectionné à DOC NYC et lauréat du Prix du public et du Prix du jury étudiant aux RIDM.
Sofía Isabel Cortés P. est une cinéaste et étudiante en cinéma basée à Montréal. Issue du théâtre, elle développe très tôt un intérêt pour l’écriture de personnages et les dynamiques relationnelles, avant de se tourner vers le cinéma comme espace privilégié de narration intime et sensorielle. Son parcours en études cinématographiques nourrit une écriture attentive à la structure, au rythme et à la mise en scène, où le non-dit et l’intériorité occupent une place centrale.
D’origine canadienne et mexicaine, trilingue en français, anglais et espagnol, Sofía s’intéresse aux récits ancrés dans une perspective féminine, explorant le « girlhood », les amitiés féminines et les rituels du quotidien comme lieux de tension dramatique et symbolique. Son travail s’inscrit dans une approche d’auteur, influencée par le cinéma contemplatif et les formes narratives sensibles.
Parallèlement à l’écriture, elle est représentée par une agence d’acteurs à Montréal, une expérience qui influence sa manière d’écrire. Elle collabore à des projets cinématographiques universitaires, indépendants et professionnels, tant devant que derrière la caméra. Elle agit également comme conseillère sur plusieurs projets étudiants, notamment en développement de personnages et en structure narrative, nourrissant une pratique transversale pensée en dialogue constant avec le plateau.
Derek Dubé est un homme trans et queer, actif en interprétation, en écriture et en développement de projets audiovisuels. Comédien, auteur et créateur bilingue (français/anglais) basé au Québec, il développe actuellement plusieurs projets de fiction, dont un projet principal : un court métrage (Mon ami Hugo) qui explore l’intime à travers l’humour, avec un intérêt marqué pour les mécanismes de l’auto-sabotage, les relations humaines et des angles narratifs inattendus.
Son parcours est principalement autodidacte, enrichi par plusieurs formations ciblées en jeu pour la caméra dans des studios professionnels au Québec et aux États-Unis, notamment les ateliers de Jean-Pierre Bergeron (2024 et 2025), le Lee Strasberg Theatre & Film Institute (2023), le LB Acting Studio (2022) et Armstrong Acting Studios (2020-2021). Plus récemment, Derek Dubé a suivi des cours portant sur les bases de l’écriture comique offerts par l’École nationale de l’humour, afin de perfectionner les mécanismes comiques. Il a également amorcé un apprentissage à l’INIS dans le but de développer des compétences en production.
Créatrice queer, Xennial et neurodivergente, Sophie Lanctôt est une vieille louve de l’industrie audiovisuelle québécoise. Forte de deux décennies d’expérience sur les plateaux, elle conjugue aujourd’hui sa maîtrise technique à une formation en scénarisation à l’UQAM pour donner voix aux existences dites marginales. Sous sa plume, les contradictions et les zones grises de l'âme humaine s'assument et s'éclairent avec une pointe d'ironie bienveillante.
Sophie se consacre actuellement à son premier long-métrage, une comédie dramatique décomplexée qui décortique les défis d'un adulte TDAH face à la fragilité de l'abstinence. Entre les échecs et les petites victoires, elle y explore l'inconfort brut de la sobriété avec une profondeur désarmante. Elle façonne des personnages contemporains, authentiques et cabossés, qui questionnent sans filtre les biais et les codes sociaux désuets, illustrant cette extraordinaire capacité qu’a l'humain de se réinventer dans le chaos. Par son regard unique, elle souhaite insuffler au cinéma québécois la voix d'une génération qui s'exprime enfin avec une liberté retrouvée.
Né et ayant grandi à Montréal, Xu-Ming Lor a étudié les Beaux-Arts au Central Saint-Martins College of Art and Design à Londres au Royaume- Uni.
Ses courts métrages, King Kong et Aniccam, ont été sélectionnés dans une pléthore de festivals et ont remporté plusieurs prix dont un Golden Remi au 51e Houston Cinefest. Son dernier court métrage, Nuit d’opéra cambodgien, a eu sa première canadienne au Festival Nouveau Cinéma et poursuit présentement son parcours sur le circuit des festivals dont une sélection à Off-Cours Trouville et au Rendez-Vous Québec Cinéma. Il fait partie de la cohorte 2025 du TIFF Directors’ Lab.
Laura Marroquín-Éthier sait depuis son plus jeune âge qu'elle souhaite raconter des histoires. Forte de son diplôme en réalisation documentaire de L’inis, elle s'intéresse particulièrement aux récits multigénérationnels, au désir de transmission, à l'art visuel et vivant, ainsi qu’aux défis capacitaires. Elle signe le film Cap aux chiens en 2014, puis les films Ricochets (2024) et Siob (2025). Son film Monsieur De Garie (2024) est un court métrage documentaire qui allie Glitch art à la passion d’un enseignant des arts plastiques pour son métier. Elle est maintenant en développement de son premier long métrage documentaire, Danse Laurence, appuyé par le programme Talents en vue de Téléfilm Canada, qui raconte à la fois de manière sensible, créative et éclaté, la réalité de vivre et créer avec la diversité fonctionnelle. Sensible aux enjeux de société, elle est membre du CA de Réalisatrices Équitables depuis 2022.
Guyaume réside à Montréal et poursuit un baccalauréat bidisciplinaire en écriture de scénario et création littéraire. Iel développe une pratique d’écriture qui conjugue rigueur narrative et exploration formelle, nourrie par une réflexion approfondie sur les structures dramaturgiques et la singularité des voix.
En parallèle de ses études, Guyaume agit comme conseiller sur des projets de courts métrages étudiants, où iel porte une attention particulière à la cohérence des récits et à la profondeur des personnages. Cette expérience renforce son intérêt pour le travail collaboratif et l’échange comme moteurs de création.
Sa démarche en création littéraire, marquée par des publications dans plusieurs collectifs de poésie, influence directement son approche du scénario. Iel s’intéresse à la musicalité du langage, à la construction de l’intériorité et aux formes narratives qui s’éloignent des cadres traditionnels. Son travail explore des récits ancrés dans l’intime, les identités en mouvement et les non-dits qui structurent le sens autant que les dialogues.
Guyaume conçoit l’écriture comme un espace de questionnement et cherche à faire résonner des voix souvent tenues en marge.
Nathalie Ndejuru est une cinéaste émergente basée à Montréal, engagée dans une démarche de réalisation et d’écriture. Son lien avec le cinéma et le documentaire prend racine très tôt : adolescente, elle ne manque aucune édition du FESPACO (Ouagadougou) ni la lecture de la revue Première. Les films deviennent pour elle un espace d’évasion, tandis que le documentaire l’ancre dans le réel et nourrit son intérêt pour l’expérience humaine.
Son parcours professionnel l’amène à évoluer pendant près de vingt-cinq ans à la croisée de l’innovation et de la créativité, notamment chez Autodesk, où sont développés des outils d’effets visuels utilisés dans l’industrie du cinéma et de la télévision. Cette trajectoire la maintient proche de l’univers cinématographique et lui permet d’acquérir une compréhension fine des processus de création, de production et de collaboration.
Après avoir mûri cette aspiration, Nathalie décide d’orienter pleinement son parcours vers la création cinématographique. Elle amorce l’écriture de son premier projet documentaire, suit un atelier de recherche documentaire à l’INIS et entreprend sous peu une formation en scénarisation et production cinématographique à l’Université Concordia. À travers le documentaire, et éventuellement la fiction, elle souhaite explorer l’humain et les trajectoires intimes avec un regard sensible et engagé.
Karine Ntihinyuka habite à Sherbrooke, d’une famille originaire du Burundi. Déjà jeune, elle est plongée dans un milieu artistique, avec un parcours musical et littéraire. Elle a étudié en ATM à Jonquière, où elle se spécialise en post-production.
En 2015, ella a été assistante-monteure pour les Têtes à Claques, et artiste en effets visuels chez MPC. Elle transitionne comme coordinatrice chez Real by Fake sur les derniers projets de Jean-Marc Vallée, où elle a pu contribuer en tant qu’artiste en effets visuels.
Lorsque Reel FX s’est installée à Montréal en 2018, elle entre dans le secteur qui lui passionnait le plus: l’animation. Depuis, elle a travaillé dans tous les départements en tant que coordinatrice, et maintenant gestionnaire de projet associée.
Sa première expérience de scénariste professionnelle a été sur un projet de réalité virtuelle pour l’épisode 3 de Weird Times pour le Studio Flight School. L’an dernier, elle était membre du jury pour la catégorie de meilleur artiste en VFX/3D pour le Gala Dynastie.
Elle est aussi consultante pour AfroVFX, un studio en Côte-d’Ivoire qui offre des cours gratuits de VFX, et fait partie de leur programme d’Animazones qui encourage les jeunes femmes africaines à rejoindre le domaine.
Ayesha Sheikh est une cinéaste montréalaise dont le parcours s’ancre dans plus d’une décennie de travail comme assistante à la réalisation, sur des séries, des films d’auteur, des coproductions internationales et des productions d’envergure. Cette expérience au cœur des plateaux a forgé sa rigueur, son sens du rythme et une approche profondément collaborative du cinéma.
Diplômée du programme mixte de L'inis en réalisation, elle amorce depuis quelques années une transition affirmée vers la réalisation. Son court métrage Not Today a été présenté dans plusieurs festivals, dont le RVQC 2024, et a remporté le Prix du public au Seoul Short Film Festival, confirmant l’impact et l’accessibilité de son travail. Son documentaire Parc-Ex au cœur de MTL, présenté dans plus d’une quinzaine de festivals, lui a valu le prix du Meilleur espoir au Cinéma sous les étoiles.
Ayesha développe actuellement son premier long métrage de fiction, L’ultime road-trip, un road movie tendre et parfois absurde, ainsi qu’une courte comédie d’horreur, Les Griffes. Elle poursuit parallèlement son travail comme assistante à la réalisation, et souhaite inscrire son travail dans une continuité professionnelle où exigence artistique, circulation des œuvres et dialogue avec le public vont de pair.
Zak Slattery est un cinéaste originaire de Gatineau, Québec. En 2022, iel est diplômé du baccalauréat en beaux-arts à l'Université Concordia dans le programme Film Production. Son plus récent court-métrage Anyway, j’pisse assis a fait sa première mondiale au festival Regard en 2025 et poursuit actuellement son parcours en festivals à l’international. Dans son travail artistique, Zak adopte une pratique qui se veut engagée et intersectionnelle. Iel tente de déconstruire le cinéma queer à travers une approche cinématographique colorée, teintée d’humour et de douceur.