PROGRAMME SPÉCIAL

Portraits d'ancien.ne.s boursier.ère.s

Gio Olmos - Cinéaste et travailleur culturel - Bourse 2021

QU'EST-CE QUE CETTE BOURSE A CHANGÉ POUR VOUS ?

La bourse de l’Académie m’a permis de contribuer au rayonnement des films québécois et étrangers distribués par Travelling. J’ai aussi eu le privilège d’observer les stratégies de vente, d’organisation et de découvrabilité propres à Travelling, puis d’apprendre à les exécuter avec l’encadrement d’une équipe tissée serrée et aguerrie. Cette opportunité m’a donné une perspective claire sur les responsabilités et les dynamiques d’une équipe de distribution.

QUELS SONT LES PROJETS SUR LESQUELS VOUS AVEZ TRAVAILLÉ SUITE À CETTE BOURSE, ET VOS PROJETS À VENIR ?

Suite au stage financé par cette bourse, j’ai alterné mes activités de scénarisation, de travail administratif et de programmation en festival. Dans un avenir proche, je cherche à écrire et réaliser des films de genre, et à m’impliquer dans la diffusion de cinéma et de culture politiquement engagé de la ville.

AVEC QUI AIMERIEZ-VOUS COLLABORER ?

J’aimerais collaborer avec les festivals de cinéma et les compagnies de distribution, afin de continuer à travailler sur le rapprochement de l’art et des publics.

 

QU'EST-CE QUE CETTE BOURSE A CHANGÉ POUR VOUS ?

L’obtention de cette bourse m’a donné l’élan et l’envie d’aller à la rencontre de professionnel.le.s du milieu pour tenter d’avoir un accès privilégié au développement de leurs futurs projets. Je crois beaucoup en la transmission du savoir par l’observation. La relation de mentorat entre deux cinéastes issues de différentes générations et niveaux d’expérience représente à mes yeux une méthode de transmission unique et un lègue d’une grande richesse. 

 

QUELS SONT VOS PROJETS SUITE À CETTE BOURSE ? 

Présentement, je travaille sur mon prochain court-métrage documentaire. Le projet est produit grâce à l’Initiative Repêchage présentée par le studio documentaire francophone de l’Office National du Film. Le tournage a débuté en novembre et la post-production débutera en janvier 2023. En parallèle, je développe un court-métrage de fiction et un projet de série web.

 

DES COLLABORATIONS SOUHAITÉES ?

Il est très important pour moi de réaliser ce stage uniquement auprès de femmes, scénaristes et réalisatrices. Cette recherche de modèles féminins est cruciale dans la création de mon identité artistique et le développement de ma jeune carrière.

 


VOTRE PARCOURS EN QUELQUES MOTS

Ma pratique cinématographique a toujours été dévouée à une recherche identitaire afin de renouer avec des traditions et des histoires familiales. En tant que cinéaste issue d’immigrés portugais et français, j’ai trouvé en mes proches une source d’inspiration pour mes documentaires, leurs histoires d’immigrations, de traumas intergénérationnels et de maladie ont marqué le début de ma carrière. Ils se sont ouvert à moi face à la trahison du divorce, l’approche d’un décès lié à la maladie du Parkinson, le deuil et le trauma de la guerre en tant que famille juive. Ses histoires qui ont chamboulé leur vie quotidienne me permettent de mieux comprendre l’intériorité des personnes qui m’ont élevé, tout en me permettant de naviguer à travers ma propre recherche identitaire.

Durant mon baccalauréat en production cinématographique à l’Université Concordia, j’ai eu le privilège de réaliser deux courts-métrages documentaires, Ilha da Rainha (2019) qui a obtenu le Grand Prix des Rencontres Pancanadiennes du cinéma étudiant au Festival du Nouveau Cinéma ainsi que Tio Kevin (2021) qui a eu sa première lors de La soirée de la relève aux RIDM cette année 2022. Ces deux films s’inscrivent dans une démarche narrative qui explore mon héritage ainsi que les rapports entre les différents membres de ma famille Açorienne. Mes trois années d’études m’ont permis d’approfondir ma recherche en tant qu’artiste, explorant l’hybridité des genres en réalisant des films documentaires avec des éléments de fiction et d’expérimental. Ma formation à Concordia m’a aussi permis de perfectionner un poste technique et ma passion pour le montage. J’ai pu collaborer avec plusieurs réalisateurs.trices à travers mon parcours en découvrant un immense plaisir à définir une structure et un rythme aux images. Que cela soit en salle de montage ou en réalisation, ma pratique se base surtout sur l’empathie et l’émotion. Dans les dernières années, j’ai trouvé une confiance dans ma capacité à raconter des histoires, surtout lorsqu’elles traitent de sujets intimes et profondément personnels. 

QU'EST-CE QUI VOUS PASSIONNE LE PLUS DANS CE TRAVAIL ?

Les histoires brutes et honnêtes qui nous ouvrent sur les complexités de l’identité et la mémoire m’inspirent toujours. Le cinéma m’a introduit à un espace où l’on peut observer sous un angle précis l'intersectionnalité dans la diversité des âges, groupes ethniques, classes sociales et langues à l’écran. J’ai donc découvert un amour pour ces histoires qui mettent en œuvre des débats socio-politiques, des thèmes féministes et des personnages marginalisés. L’espace de confiance et d’ouverture que l'on établit avec un sujet en documentaire ne cesse jamais de m’impressionner. Avec chaque nouveau projet, je m’intéresse à retracer le passé des différents membres de ma famille ou de la communauté queer qui m’entoure afin d’enrichir notre compréhension et notre empathie en utilisant les outils du médium cinématographique pour partager ces expériences intimes.

DES PROJETS À VENIR SUITE À CETTE BOURSE ?

Présentement, je suis en développement et recherche sur mon premier long-métrage, Fios de Terra, un film documentaire où je retournerai aux îles des Açores avec ma grand-mère qui n’y est pas retournée depuis 30 ans après son immigration à Montréal. Le projet a été soutenu par la CALQ et la CAC ainsi qu’un soutien avec le Talent Lab en collaboration avec Wapikoni, l’ONF et Netflix aux RIDM. Je me prépare à tourner un court-métrage en hiver sur le collectif Juke FC, une nouvelle ligue de soccer pour la communauté LGBTQ2+ à Montréal.

DES COLLABORATIONS SOUHAITÉES ?

Je souhaite aussi collaborer avec différents artistes dans des postes créatifs, spécifiquement plus de femmes, personnes queer et BIPOC. Suite à l’obtention de la bourse de la relève avec l’Académie cette année, j’aimerais accompagner un.e réalisateur.trice dans un projet documentaire long-métrage et de pouvoir participer à plusieurs étapes de la pré-production jusqu'à la post-production. 

 

VOTRE PARCOURS EN QUELQUES MOTS 

J’ai fini mon bac en production cinématographique à Concordia en 2021 avec l’idée claire que je voulais poursuivre une carrière en direction photo. Depuis, j’ai pu profiter de l’élan de l’université pour travailler sur plusieurs court-métrages à titre de directrice photo, en passant par le film de danse, le documentaire, le film narratif et le vidéoclip. Ces quelques années de travail m’ont révélé que j’aimais le défi de s’adapter à la variété de genre des projets sur lesquels je participe, et ont souligné mon désir de développer un cinéma inclusif avec mes pairs.

QU’EST-CE QUI VOUS PASSIONNE DANS VOTRE MÉTIER ?

Travailler en équipe et développer une complicité avec mes collègues que je côtoie sur les plateaux, apprendre à manipuler du nouvel équipement, concrétiser la vision des réalisateurs/trices grâce à mes connaissances techniques, résoudre les problèmes liés à l’image.

VOS PROJETS À VENIR SUITE À CETTE BOURSE ?

J’entamerai cet hiver la phase de recherche du prochain long métrage documentaire de Kayla Fragman (qui est aussi récipiendaire de la bourse de l’Académie pour la relève 2022) traitant sur sa famille vivant aux Açores. J'ai aussi très hâte de travailler sur le développement de deux films réalisés par mes anciennes collègues de Concordia, soit une fiction par Charlotte Clerk et un documentaire par Mika Yatsuhashi.

 

Rafaël Beauchamp est scénariste et réalisateur. Il a obtenu une Bourse de l'Académie pour la relève en 2021.


VOTRE PARCOURS EN QUELQUES MOTS

J'ai grandi à Québec, et je suis venu dans la grande ville de Montréal en 2017 pour poursuivre mes études en cinéma à l'UQAM. Pendant mes études, j'ai réalisé deux films, notamment mon documentaire AU-DELÀ DU VIDE, ayant remporté le prix de l’ARRQ de la meilleure réalisation lors de la projection des films de fin d’études de ma cohorte, et m'ayant permis d'être sélectionné dans plusieurs festivals nationaux et internationaux. Dès ma sortie de l’université, mon scénario LES BATTUES a remporté l’édition 2021 du laboratoire créatif Cours écrire ton court, organisé par la SODEC. Cela m'a permis de réaliser mon premier court-métrage professionnel avec Léonie Hurtubise de Colonelle films; la sortie du film est d'ailleurs prévue pour l'hiver 2023.


QU'EST-CE QUE CETTE BOURSE A CHANGÉ POUR VOUS ?

Après avoir été l'un des récipiendaires de la Bourse de l’Académie pour la relève, j'ai travaillé pendant plus d'un an chez Telescope films en tant que conseiller au développement; cette expérience m'a permis de collaborer avec des créateurs.trice.s chevronné.e.s tout en étant confronté à un grand nombre de projets, affinant ainsi mes capacités en tant que collaborateur, mais aussi en tant que créateur. 


QUELS SONT LES PROJETS SUR LESQUELS VOUS AVEZ TRAVAILLÉ SUITE À CETTE BOURSE, ET VOS PROJETS À VENIR ?

Fort de mes nouvelles expériences et de mes apprentissages, je m’attèlle à la préparation de mes deux prochains courts métrages LE GOÛT DES ÉCAILLES, financé par la SODEC en développement, et L’HOMME QUI VOULAIT ALLER TROP VITE, soutenu par le Conseil des Arts du Québec en production, tout en attendant des réponses pour le financement en écriture de mon premier long-métrage de fiction.


QU'EST-CE QUI VOUS PASSIONNE LE PLUS DANS VOTRE TRAVAIL ?

J'ai toujours adoré créer des univers, et c'est ce qui m'a mené vers le cinéma. J'écris et je raconte des histoires depuis que je suis tout petit; j'ai toujours été un petit garçon gêné qui aimait mieux lire que de faire du sport, et c'est ce qui m'a naturellement poussé à en faire une carrière. Ce qui me fascine le plus, ce sont les films qui permettent au spectateur de s'oublier, et donc j'affectionne particulièrement le film de genre par ses univers colorés et ses prémisses grandioses. Je sens qu'il y a présentement un désir de renouveau au Québec concernant ce type de cinéma, et je souhaite donc m'inscrire dans ce courant. Et surtout, j'aime avoir la chance de collaborer avec des artistes d'expérience qui m'apprennent beaucoup; le cinéma est une forme d'art particulièrement coopératif, et je me considère vraiment chanceux de pouvoir côtoyer ces gens sur une base régulière. Ça sonne cliché, mais ça vient du cœur.

 

Anne Émond est cinéaste. Elle a obtenu une Bourse de l'Académie pour la relève en 2005.

QU'EST-CE QUE CETTE BOURSE A CHANGÉ POUR VOUS ?

Cette bourse m’a permis d’intégrer un groupe d’autrices et auteurs pour la télévision, le temps de quelques épisodes. Elle m’a aussi permis de prendre du temps, à la sortie de l’université, pour me concentrer sur l’écriture d’un projet de court métrage, sous la supervision d’une scénariste reconnue.

QUELS SONT LES PROJETS SUR LESQUELS VOUS AVEZ TRAVAILLÉ SUITE À CETTE BOURSE, ET VOS PROJETS À VENIR ?

J’ai écrit et réalisé plusieurs courts métrages, dont Sophie Lavoie et Naissances, ainsi que quatre longs métrages de fiction, dont Les êtres chers et Nelly. Mon prochain film est actuellement en post-production.

AVEC QUI AIMERIEZ-VOUS COLLABORER ?

J'aimerais collaborer avec Simon Boulerice, Flore Laurentienne et Jessica Lee Gagné.

 

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